Expérience en partenariat avec l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME)

, ,
Affiche Anti-tabac-Ville de Lille

 

Question posée : Quel type d’information sociale pourrait encourager des comportements respectueux de l’environnement ?

Solutions envisagées : On teste l’impact de deux types d’information sociale sur les comportements pro-environnement

  • une information descriptive qui focalise l’attention sur le comportement d’autrui (2/3 des fumeurs jettent des mégots par terre)
  • et une information injonctive (les fumeurs ne devraient pas jeter les mégots par terre).

Simplifier pour mieux comprendre les comportements : Ne pas jeter des mégots par terre, ne pas polluer, ou produire moins de déchets sont autant de situations où l’individu doit faire un effort couteux (investir de son temps, par exemple) avec des bénéfices collectifs (la planète se porte mieux). Nous testons en laboratoire l’effet d’une information sociale sur la disposition des individus à faire un effort dans l’intérêt des autres.

Procédure en laboratoire : Dans un premier temps, on a assigné de manière aléatoire un des rôles aux 300 participants : rôle A (un individu qui dispose de 10 euros) ou rôle B (un individu qui dispose de 0 euros). Ensuite, chaque individu dans le rôle A devait décider d’un montant d’argent qu’il souhaite envoyer à un individu dans le rôle B avec lequel il a été apparié. L’argent envoyé par un individu dans le rôle A représente un effort et un coût monétaire dans le but de réaliser un acte allant dans l’intérêt d’un autre participant.

Dans un premier groupe de 100 participants, aucune information n’est communiquée. Dans un second groupe de 100 participants, nous avons informé les rôles A que dans les autres expériences, la majorité a donné 5 euros. Enfin, dans le troisième groupe, nous avons informé les rôles A qu’il est socialement acceptable de donner 5 euros.

Résultats : L’information injonctive (« il est socialement acceptable de donner 5 euros ») est l’information la plus efficace, les participants envoient un montant plus élevé lorsqu’ils sont confrontés à cette norme.

L’information descriptive (« dans les autres expériences, la majorité a donné 5 euros ») quant à elle, pousse les participants à envoyer un montant légèrement inférieur à celui annoncé.

Comment l’ADEME peut utiliser ce résultat ? Pour encourager les individus à prendre le vélo plutôt que la voiture, ou à ne pas jeter des mégots par terre, il vaut mieux afficher des messages normatifs plutôt que de focaliser leur attention sur ce que font les autres.

 

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *